Il y a ce qui se dit… et ce qui se pense dans la tête
Dans une conversation commerciale, on croit souvent que tout se joue dans ce qui est dit.
En réalité, la décision d’achat se forme surtout dans ce qui ne se dit pas.
Pendant qu’un échange se déroule, le cerveau du client continue de produire un flux constant de pensées :
- doutes
- intuitions
- souvenirs d’expériences passées
- évaluations rapides de risque ou de confiance.
Par exemple :
« Est-ce que ce prix est vraiment raisonnable ? » « Le fournisseur précédent disait l’inverse… » « Est-ce que cela va vraiment me faire gagner du temps ? »
Ces réflexions apparaissent rapidement et disparaissent souvent avant même d’être exprimées.
Une étude de l’université Queen’s a montré que notre esprit change de pensées environ 400 fois par heure (1).
Pourtant, selon les travaux de Russell Hurlburt (2), seule une petite partie de ces pensées est réellement verbalisée dans une conversation.
Autrement dit :
- le vendeur n’entend qu’une fraction de ce qui se passe réellement dans l’esprit de son client.
- la décision se construit donc en grande partie dans une conversation invisible.
(1) Tseng, J., & Poppenk, J. (2020). Brain meta-state transitions demarcate thoughts across task and rest. Nature Communications, 11(3476)
(2) Hurlburt, R. T. (2011). Investigating Pristine Inner Experience: Foraging the Territory of Environmental Describing. Cambridge University Press.