Il y a ce qui se dit… et ce qui se pense
Dans une conversation commerciale, on croit souvent que tout se joue dans ce qui est dit.
En réalité, la décision d’achat se forme surtout dans ce qui ne se dit pas.
Pendant qu’un échange se déroule, le cerveau du client produit un flux constant de pensées.
« Est-ce que ma femme va être d'accord avec ce prix ? », « Le vendeur d'en face m'a dit l'inverse » , ou encore « Il a l'air sympa, mais est-ce que son truc va vraiment me faire gagner du temps ? »
C'est un véritable cinéma intérieur : des images et des flashs défilent sur l'écran de son esprit à chaque seconde.
Une étude de l’université Queen’s a montré que notre esprit change de pensées environ 400 fois par heure (1).
Sur les 400 micro-pensées™ qu'il a en une heure, votre client n'en partagera réellement que 10% avec votre commercial (2).
Autrement dit :
- le vendeur n’entend qu’une fraction de ce qui se passe réellement dans la tête de son client.
- la décision se construit en grande partie dans un monologue invisible dans la tête du client.
(1) Tseng, J., & Poppenk, J. (2020). Brain meta-state transitions demarcate thoughts across task and rest. Nature Communications, 11(3476)(2) Hurlburt, R. T. (2011). Investigating Pristine Inner Experience: Foraging the Territory of Environmental Describing. Cambridge University Press.